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Trois ans après le déguerpissement : Lentement mais surement, les fruits tiennent la promesse des fleurs

mercredi 27 mars 2019

PAR Fatiatou ELEGBEDE

Trois ans après le déguerpissement

Lentement mais surement, les fruits tiennent la promesse des fleurs

Parmi les espaces publics libérés au temps du déguerpissement, figure le rail situé à Houéyiho, un espace public ou vendait l’essence frelaté. Après les travaux de réaménagement, cet endroit accueille est devenu un lieu de détente pour tout le monde.

Le rail situé à Houéyiho, quittant l’échangeur pour la direction de Fidjrossè, libéré lors du déguerpissement en 2016, a connu un réaménagement. Après deux ans de libération, l’espace s’est transformé en un lieu de distraction et de divertissement. En l’absence de programme officiel de spectacle, cet endroit est devenu un substitut parfait pour ceux qui désirent s’évader un instant. Le bel air, les lumières, l’herbe vert, le bruit des engins à deux roues comme à quatre roues, les siège en briques font des lieux le refuge rêvés pour les amoureux enquêtes d’un moment ensemble. D’ailleurs, depuis la transformation subit par ce carrefour, les béninois ne se privent pas. Certainement pas après une longue journée de travail. Il est 22h30 minutes. Ce moment de la nuit s’animent par les citoyens béninois sur la place. Ils sont nombreux sur le lieu ; hommes, femmes et enfants accompagnés de leurs parents pour admirer un temps soit peu le paysage. Tout au long de la place, on peut voir un groupe de jeunes et des mariés. Assis ; couchés, mains dans les mains, les vas et vient génèrent une ambiance agréable. De loin, trois auberges permettant la sécurisation des bactéries. L’alignement des lampadaires bien éclairés, des bancs publics et la disposition des fleurs font du carrefour Houéyiho, l’un des endroits qui permettent à Cotonou de rivaliser avec les villes les plus éclairées de l’Afrique de l’Ouest. Certaines personnes, ne désirant pas rester sur les sièges ont installées leurs pagnes par terre. « Je suis très content de voir ici réaménager après le déguerpissent. Vraiment c’est étonnant puisque moi personnellement, je ne savais pas que cet espace allait connaitre un changement. C’est le carburant qui se vendait ici avant mais maintenant on peut venir se détendre, contempler un peu les passagers. C’est une bonne idée puisque je viens ici deux fois par mois avec ma femme, mes enfants »a laissé entendre Ali Aziz, un technicien installée à Vodjè. Debout, une main dans la poche, il surveille ses deux enfants couchés par terre.
Pour bien profiter des lieux, certaines personnes se déplacent avec le nécessaire. C’est le cas de Hamdiath, couchée entre deux fleurs avec son petit garçon. « C’est présentable le lieu. J’ai aimé l’organisation. Je suis venue ici depuis 20h30 avec mon garçon et mon mari. Sans vous mentir, c’est la deuxième fois je viens ici et je ne suis pas découragée parce que vu l’état du lieu, on se détendre bien avant de partir »confie-elle en guettant l’arrivée de son mari qui est parti se ravitailler du côté opposé de la route.

PETIT A PETIT L’OISEAU FAIT SON NID

En réalité, tous les espaces publics qui ont été libérés dans le même dynamique n’ont pas encore connus de réaménagement jusqu’à l’ordre du jour. C’est le cas du Parc triangulaire du marché Tokpa. Cet endroit, qui dans un passé récent servait de lieu de regroupement pour les véhicules à quatre roues et les minibus qui desservent le trajet Cotonou-Porto-Novo est presque désert. Les travaux de réaménagement promis n’ont pas encore démarré. La nature ayant horreur du vide, des jeunes pousses d’arbres commencent à sortir de terre. Mais pour l’instant, rien de bien inquiétant. La preuve, les populations sont patientes et restent optimiste. « Nous sommes en train de voir comment les choses évoluent. Depuis trois ans, personnes n’a plus le courage d’étaler ses articles sur le Parc. Pourtant, rien n’a encore changé à ce niveau mais espérons qu’un jour, le lieu donnera une autre couleur puisque certains espaces libérés dans le même temps sont transformés pour un autre usage. Nous sommes patient quand même » avoue un acheteur de bijoux, débout juste avant le Parc. Mariam, une vendeuse dans le marché de Tokpa reconnait que l’objectif n’était pas de dégager les gens car elle se sente satisfaite au terme de l’opération. « Moi personnellement, j’ai su maintenant que c’était une bonne action parce que tout d’abord le marché a présenté un autre aspect qu’avant. De plus, d’autres espaces libérés ne sont pas abandonnés et nous croyons que le Parc n’est pas aussi abandonné car, on ne peut pas faire deux choses à la fois. » A-t-elle fustigé l’air un peu fatigué pourtant sur le point d’accueillir une cliente. Tout compte faire la population n’a pas le choix .Le développement d’un pays ne se construit pas en une seule journée, il faut la réflexion, l’ordre pour obtenir un résultat meilleur.

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