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Ibrahim Salami à propos de l’impasse politique préélectorale : « Il faut nécessairement toucher à l’article 80 de la Constitution »

lundi 1er avril 2019

Par Constant ADJAHOUNGBA

Ibrahim Salami à propos de l’impasse politique préélectorale

« Il faut nécessairement toucher à l’article 80 de la Constitution »

Le blocage au parlement au sujet d’une loi consensuelle, solution pour des élections législatives inclusives au Bénin a été au menu du débat télévisé ‘’Zone Franche’’ d’hier dimanche 31 mars 2019. Avec comme invité, le professeur Ibrahim Salami, il a été question d’explorer les voies et moyens pour une sortie de l’impasse politique actuelle.

Le parlement qui devrait être la solution de l’impasse politique est en train de se chamailler, ce qui boque le consensus. C’est le constat du professeur Ibrahim Salami Agrégé de droit à l’Université d’Abomey-Calavi. Dans son analyse, le professeur de droit a fait savoir que la solution à la crise politique doit être une solution politique négociée entre acteurs politiques. Mais ayant fait le constat de l’échec du consensus, Ibrahim Salami annonce que l’on doit s’en tenir au respect des textes même s’il demeure partisan des élections inclusives. « Je suis partisan des élections inclusives. Mais je me rends compte que le parlement qui devrait être la clef est en train de se chamailler, ce qui bloque le consensus. Mais en tant que juriste, s’il n’y a pas de solution, on est obligé de se tenir aux textes existants et le 28 avril, j’irai accomplir mon droit de vote en tant que citoyen », a martelé le professeur Ibrahim Salami. En ce qui concerne la solution pour une sortie de crise, le professeur déclare que la révision de l’article 80 de la Constitution demeure est nécessaire. « Il faut avoir le courage de dire aux béninois que si nous voulons une solution à cette situation, il faut nécessairement toucher à l’article 80 de la Constitution », a déclaré Ibrahim Salami. Pour le professeur de droit, même s’il n’est pas bien qu’on révise tous les ans une constitution, il est aussi mauvais qu’une constitution soit transformée en un fétiche qu’on ne peut jamais toucher. Sur ce plan, l’invité de Canal 3 donne l’exemple du Rwanda, qui une modification de sa loi fondamentale a favorisé l’accès des femmes à des fonctions électives. « Mais ayons le courage de dire aux béninois qu’une constitution peut être révisé mais pas à des fins opportunistes. J’avais dit qu’on ne peut pas réviser la Constitution et toucher aux mandats du président. C’était l’avis d’un sachant et souvenez-vous qu’à l’époque cet avis était partagé par le professeur Joël Aïvo et Dandi Gnamou malgré que certains estiment qu’il y a une guéguerre entre nous », a lâché le professeur Ibrahim Salami.

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