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Déflation des prix vivriers sur les marchés béninois : Le panier de la ménagère soupire un peu

vendredi 29 mars 2019

Déflation des prix vivriers sur les marchés béninois

Le panier de la ménagère soupire un peu

Loin des gémissements liés aux salaires payés aux fonctionnaires béninois, les prix des produits vivriers ont radicalement baissés depuis peu. Oignons, tomates, piments etc…permettent actuellement au panier de la ménagère de soupirer un peu.

Mercredi 20 Mars 2019. Il est environ de 16 h. Dantokpa, l’un des plus grands marchés de la sous région Ouest-africaine est rempli de produits vivriers. La place Mahoulé, située au cœur du marché Dantokpa grouille de monde. Alignés en plusieurs rangés, paniers remplis d’oignons sériés selon la qualité, la grosseur, le coût, les commerçants sont en alertes. Ce n’est pas le moment de rater un client. A côté de ce spectacle de concurrence silencieuse, des camions remplis du même produit déchargent leur marchandise. En un rien de temps, un autre marché s’installe. A peine les sacs sortis des camions que les acheteurs s’empressent…Apparemment, à ce niveau, les négociations sont plus abordables. Ce n’est pas pour autant que les détaillants sont lésés. Un peu plus loin, vers le Ceg Dantokpa, le scénario est presque identique sauf qu’ici, le produit disputé est la tomate. A quelques pas, du marché de tomate, sont installées les vendeuses de piments. A ce niveau, le marché n’est pas aussi animé mais le coût reste abordable.
A cette période de l’année, les étalages des commerçants et commerçantes sont bien achalandés. La fraicheur des produits exposés attire inévitablement les fins gourmets et autres amoureux de la bonne nourriture
Chaque client achète en fonction de ses moyens. « Souvent il y a les gens qui viennent demander les produits par lot de quarante, certains les paniers et d’autres les sacs. Les oignons en quarantaines et les oignons en paniers sont en détails. Les acheteurs viennent d’habitude demander le prix des différents tas d’oignon qu’on a, si on discute bien le prix avec eux, la marchandise est vendue. Par rapport aux sacs d’oignon, certains personnes le vendent à 20000fcfa et d’autres à 22000fcfa. Actuellement comme vous le constatez, l’oignon est moins chère. » explique Mohamed un vendeur d’oignon. Assis sur un panier, il est occupé à lancer des appels aux usagers. Des bouts de phrases avec lesquels il invite les clients à préférer son étalage. Deux étalages plus loin, Aziz, un concurrent de Mohamed relève la particularité de la période. Selon lui, elle est propice aux bonnes affaires dans ce secteur d’activité. « Le prix de vente d’un sac d’oignon aujourd‘hui est trois fois moins cher que celui d’avant. A l’approche du mois de janvier, le prix va commencer par grimper, et vers la fin de janvier ça commence encore par venir en bas. »
Le prix du sac varie actuellement entre 17 à 22.000Fcfa. Les oignons qui desservent le marché béninois proviennent du Niger, Agadèche, Aréwa, etc. il y a aussi les périodes où l’oignon quitte le Nigéria, Bénin, vers les localités de Malanville.

Les bonnes affaires continuent …

La baisse des prix au niveau de ce produit selon Mohamed est tributaire de la quantité mis sur le marché par les producteurs. Cette période de l’année semble la plus abondante et oblige aussi tous les acteurs de la chaine à revoir le prix pour couler au plus vite leurs produits.

Si les commerçants assurent la disponibilité de l’oignon jusqu’en janvier, le compte à rebours a commencé pour la tomate. Selon Michozounou Evelyne vendeuse de paniers de tomate au marché Dantokpa, d’ici deux semaines, les prix vont changer. Mais pour l’instant, le panier selon la provenance varie entre 7 et 11000Fcfa pour les produits made in Nigeria, 30 à 35 milles pour celles provenant du Burkina Faso. « La tomate a sa saison ; là où nous sommes nous tendons vers la période de chaleur. C’est en ce moment que le prix augmente ; dès le mois d’avril la cherté va vraiment s’installer. Quand il pleut et il y a également la chaleur les tomates commencent par se gâter » confie Evelyne. Assise sur un banc, elle surveille les camions qui déchargent les paniers de tomates. La foule que la manœuvre attire se bouscule autour du produit. Chacun veut être le premier à servir de la tomate fraiche à sa clientèle.
Déjà en janvier ou début février, les prix du piment quant eux sont abordables. Les variétés présentes sur le marché viennent des régions de Toffin, de Ekpè, de Malanville etc. « Ceux qui sont sur le marché actuellement sont du Nigéria, c’est ça qu’on appelle encore ‘’ Jumbo’’. Tout comme ceux du Malanville, ils se fanent et pourrissent aussi vite à cause de la forte quantité des produits chimiques. De façon générale, tout ce qui est piment sur le marché actuellement commence à être cher et partiront peu à peu pour laisser de place à celui de Tofin qui deviendra cher au point où le panier s’achètera à 35000fcfa » a expliqué Maman Chérita, revendeuse de piment et oignon dans le même marché.

…pour le bonheur des consommateurs

Actuellement sur le marché béninois, les éléments basiques pour s’offrir une bonne sauce sont disponibles et leur coût est abordable. Une situation qui ne déplait pas aux consommateurs, pour qui, s’ouvre une période de bombance. Sylvie, vendeuse de Kome, non loin de l’école Supérieure d’Administration, d’économie, de journalisme et des métiers de l’audiovisuels ne dit pas le contraire. « Avant, si je prends l’oignon à hauteur 1000 Fcfa, je l’utilise pour quelques jours dont deux à trois jours environ ». Une situation qui agit sur la qualité du repas qu’elle présente à ses clients depuis peu. Les clients peuvent en avoir à satiété complète la vendeuse.
Malgré la déflation des produits vivriers, certaines vendeuses font l’option de ne rien changer. Une politique commerciale qui selon Adidjatou Wechri, vendeuse d’igname pilée permet de gérer les habitudes des clients. « Il vaut mieux maintenir les quantités comme ils sont au départ. Sinon les clients ne comprendront pas et tu seras obligé de donner des explications à chaque fois que cela serait nécessaire. Mais comme les choses sont un peu moins chères actuellement, je dépense moins » soutien la vendeuse d’igname pilée qui visiblement se fiche des prix des produits sur le marché.
Audrey Hounyo,
Chimène Dossouagboti,
Alice Agontinglo

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